Mon grand-père, Joseph Alphonse LE POEZAT-GUIGNER (sosa n°4) avait plusieurs passions, comme la pêche à pieds le long des côtes de Loctudy (Finistère sud) pendant ses courtes vacances. Papy avait acheté  une chaloupe d'un bateau de commerce. Ses enfants l'ont refait entièrement, "P'Mousse" pendant les vacances était ancré devant le terrain du séjour à quelques coup de rames avec l'annexe, nous allions poser les filets et les lignes. Dans les années 1963/1964 lui est venu l'écriture de Romans.



Les Romans:

Mais soudain le vent tomba, parution 2ème trimestre 1964 Illustrations de Jacques Pecnard aux Editions: Collection Super-1000


Les légions romaines ont conquis la Gaule dans sa quasi­totalité; seule l'Armorique tient encore tête à Jules César, grace à la bravoure des Vénètes, peuple de farouches guerriers marins considéré comme invincible sur mer. Le jeune Nann, fils du chef Guénolé que les Romains rétiennent comme otage, est l'ame de la résistance celte. Les Romains sont à la veille d'un désastre lorsque survient un incident imprévu: la chute soudaine du vent, qui immobilise sur l'eau les lourdes nefs aux voiles de cuir des Celtes...


Le Trèfle d'Or, parution au 1er trimestre 1969, Illustrations de Bernard JOATTON aux Editions Magnard


Impossible de payer la rançon de l'orfèvre. Maître Antoine, prisonnier des Anglais, car son frère Godemar, dont l'intelligence n'est mise qu'au service d'une paresse qui l'a fait surnommer le " Musard », vient de voler l'or mis en réserve par l'orfèvre, un trèfle d'or dont les trois feuilles portent chacune les initiales de Maître Antoine, celles de sa femme et de leur fils Joël. Le jeune garçon décide de recher­cher son oncle Godemar...Une tragédie familiale intimement mêlée à l'histoire de Bretagne au 14ème siècle.


Le Pré du Roy, parution au 2ème trimestre 1969, Illustrations de Philippe Degrave aux Editions Magnard


Loïc Le Guen, parcequ'il est beau, intelligent et aimé de Mariannig, se voit injustement condamné, par les accusations traîtresses de son rival François Pariou à "faucher le pré du roy", c'est à dire, ramer sur la mer comme galérien. Loïc est courageux, mais les injustices et les malheurs qui s'abattent sur lui n'auront-ils pas raison de son âme vaillante et pourtant bien trempée...
Un livre qui a été bien choisi, par de jeunes garçons, épris d'aventure, pour être en 1969 le Grand Prix du Salon de l'Enfance.


Le fils de la liberté, parution au 3ème trimestre 1969,Illustrations de Lozano Olivarès, aux Editions Magnard


Au début du règne de Louis XVI, Yvon Penmarch, propriétaire d'un comptoir à Pondichéry, est victime d'une machination de son principal commis et livré aux Anglais, alors maîtres de l'Inde. Son fils, François, doit revenir en France et accepte de transporter en Amé­rique, des armes destinées aux colons révoltés contre l'Angleterre. Il espère y découvrir l'Anglais qui possède le secret de la captivité de son père et connaîtra de drama­tiques aventures dans la Grande Prairie. Que deviendra sa fiancée, Nicole? François pourra-t-il reve­nir aux Indes, libérer son père et retrouver son éléphant, Madhi?

Un roman d'aventures, dont cer­taines sont historiques, qui vous transportera de la jungle des Indes aux vastes territoires de chasse des Peaux-Rouges d'Amérique, aux temps de la guerre d'Indépendance des Etats-Unis.


Le Lys et le Bleuet, parution 1er trimestre 1971, Illustrations de Philippe Degrave, aux Editions Fantasia Magnard


Août 1792. Deux garçons manquent de périr sur un rocher de Bretagne. Bien que séparés par la condition sociale et les convictions politiques de leurs pères, une sincère amitié se noue entre le petit royaliste t e jeune républicain. Bientôt la guerre civile dresse implacablement dans l'ouest de la France les chouans contre les bleus. Comment Pierig, le lys, et Yann, le bleuet, résisteront'ils aux dramatiques aventures qui les attendent?


Au Temps des Trois Henri, parution 3ème trimestre 1972, Illustrations de Patrick Philippon, aux Editions Magnard


En Août 1572, le Huguenot Germain Des­parre et son fils Gédéon apportent à Paris, le cadeau offert par les béarnais au Roi de Navarre, à l'occasion de son mariage avec la sœur de Charles IX. En cours de route, Desparre se lie d'amitié avec un commerçant catholique de Saint-Malo qui l'aide à se tirer d'affaire lors d'un attentat Mais l'un des bandits se révèle aussi tenace qu'avide et Gédéon est enlevé pendant que se trament les horreurs de la Saint-Barthélémy. Devenu grand il retrouve sa sœur, catholique comme lefut sa mère, tandis que les guerres de religion ravagent à nouveau le royaume de France, déchiré par la lutte entre les partisans d'Henri de Guise et ceux d'Henri lII. ..
Gédéon parviendra-t-il à réhabiliter la mémoire de son père, sera-t-il comme Germain torturé par un terrible drame de conscience ou finira-t-il par faire sien l'esprit de tolérance que s'efforce d'imposer son chef, Henri IV nouveau Roi de France ?


Le Croisé d'Anjou, parution 2ème trimestre 1973, Illustrations de Daniel Billon  Edition: G.P., Paris


Les croisades! Mot magique qui enflamma pendant deux siècles l'imagination de nos aïeux. Mais si les huit expéditions militaires, qui reçurent ce nom prestigieux, concernèrent essentiellement les nobles, les aventuriers et les com­merçants, ce fut surtout le souvenir de cette avant-garde populaire, appelée « la Croisade des pauvres gens », qui demeura le plus long­temps dans les cœurs.

En l'an 1 095, sans avoir la moindre idée du chemin à parcourir, hommes, femmes, enfants, mus par une foi ardente, partirent dans l'enthou­siasme vers la cité sainte de Jérusalem.

Parmi eux se trouvent Thierry Bru­neau, jeune Angevin de quinze ans, son frère aîné Guillaume, la petite Irène et quelques fidèles amis. Leur groupe compte égaie­ment un truand, dit le Bossu, en apparence repenti, mais qui conserve jalousement le secret de son dernier forfait.

Tout au long de la route de Jéru­salem, la fatigue, la faim, la soif, les combats contre les Bulgares, les Turcs et les Arabes suffiraient à abattre une âme bien trempée. Or Thierry va devoir, en outre, affronter les embûches tendues par le rusé bossu...


Le pré du roy / Prad ar roue (bilingue) Edition bilingue français-breton 2003


Nous sommes à l'époque des Bonnets Rouges. Loïc, jeune Quimpérois est injustement condamné aux galères. Après bien des aventures maritimes, palpitantes et inattendues, trouvera-t-il enfin le repos auprès de Mariannig?
Ce roman d'aventures était épuisé depuis longtemps. Trop longtemps, ont dit les collégiens de Beg-Avel à Carhaix, qui ont été séduits par son rythme haletant, la précision et la richesse du style. Voilà pourquoi ils ont décidé de le sortir de l'oubli et de lui redonner vie. Grâce à eux, c'est tout un monde, celui de nos ancêtres du XVIIe siècle, qui revit.
Et pour que la fête soit complète, Skol Vreizh a tenu à ce qu'il soit traduit en breton. Ce sont donc les deux textes que le lecteur trouvera dans cette édition.

E mare ar Bonedoù Ruz emaomp. Bet kondaonet en gaou d'ar galeoù, ez eo kaset Loig, ar C'hemperad yaouank, da D/Toulon. Goude bezañ bevet kalz a avanturioù war vor, fromus ha dic'hortoz, hag eñ e teuio Loig abenn da gavout un tamm diskuizh e-kichen Mariannig, e vuiañ-karet?
Diviet e oa ar romant avanturioù-mañ abaoe pell. re bell, o deus lavaret krennarded skolaj Beg Avel Karaez, hag int bet plijet gant lusk an istor ha pinvidigezh ar gerioù. A-dru-garez dezho eta, e teu da vezañ bev en-dro ur bed dam ankouaet, hini hon hendadoù.
Hag ouzhpenn, evit brasañ plijadur ar vrezhonegerien, o deus kavet mat tud Skol Vreizh treiñ an istor e brezhoneg. An div destenn eo eta a vo kavet 'barzh an embannadur nevez-mañ.


IMPROVVISAMENTE CADDE IL VENTO / SOUDAINEMENT LE VENT EST TOMBÉ


Edition du premier roman paru au 2ème trimestre 1964 traduit en Italien


Albums

Khoûm le petit égyptien 1966

Damos le petit athénien 1966

FABIUS le jeune romain 1967

NAHOUN le petit homme des cavernes 1967


Joseph Alphonse LE POEZAT-GUIGNER a travaillé également sur des manuels scolaires d'histoire et géographie, je n'arrive pas également à mettre la main dessus...


Lors du décès de notre grand-père survenue le 9 octobre 1993, Alain DARTE, un de mes cousins a écrit aux anciens élèves inspecteurs de la Promotion 1946 (école de Saint Cloud). Alain a relaté le parcours de Joseph Alphonse LE POEZAT-GUIGNER, complété par mon père Joseph:

Elève doué, Joseph franchit toutes les étapes de la scolarité jusqu'à la classe de mathématique spéciales en 1931 au lycée Clémenceau, refusa les concours des grandes écoles par idéologie, et devient instituteur intérimaire à Massérac (Loire Atlantique).

En 1932, il se mariait avec une petite vendeuse de bonbons qu'il l'accompagna toute sa vie avec le même amour. Après son service militaire, Joseph obtient un poste de titulaire à Nantes, Quai Hoche. il avait comme élève René-Guy Cadou, futur poète à qui il donnait des leçons de mathématiques. Après une année à Saint-Nazaire, il devient directeur d'école composée de deux classes, à Saint-Reine de Bretagne. René-Guy Cadou y habitait dont le père était instituteur.

La guerre de 1939 éclata; Joseph fut blessé au début du conflit et rentra à Saint-Reine. Là Joseph participa activement à la Résistance comme responsable du secteur de Saint-Reine. Proposé pour la Croix de Guerre "pour ses brillants services et son action courageuse et réfléchie", Joseph la refusa, prétendant "avoir fait de la résistance, mais pas la guerre". Subtile nuance, mais qui en dit long sur ses principes.

Joseph fut élu président de la Résistance de la poche de Saint-Nazaire (Loire Atlantique). Joseph participa aux états généraux en 1945 en tant que membre du Conseil National de la Résistance.

Pendant la guerre ne pouvant se rendre à Paris avec une femme et déjà trois enfants, Joseph prépara l'Ecole Normale de Saint-Cloud par correspondance et fut reçu 1er au concours du professerat des écoles normales d'instituteurs (Histoire et Géographie), pour préparer l'Inspection Primaire de 1947 à 1948. Joseph enseigna au collège Colbert de Cholet (Maine et Loire) de janvier à juin 1946.

Sa voie était tracée, Joseph devint inspecteur primaire à Parthenay (Deux-Sèvres) jusqu'en 1954, puis à Pontivy (Morbihan), puis directeur de l'Ecole Normale de Commercy (Meuse) et finalement directeur de l'Ecole Normale de Quimper (Finistère) en 1957 jusqu'à sa retraite en 1972.

Entre autres, Commandeur des Palmes Académiques et Chevalier de la Légion d'Honneur, son dévouement, ses compétences, sa conscience professionnelle furent unanimement reconnus.


Quelques coupures de presse: